Présentation

Catégories

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 08:34



A l’occasion de la sortie prochaine de son nouveau roman, Le Musée de verre, Bruno Rodriguez-Haney a accepté de répondre aux quelques questions d’Etienne, rédacteur de quelques blogs d’internet. Nous publions l'interview avec l'autorisation tant du rédacteur que de Bruno Rodriguez-Haney.

 

Entretien recueilli par téléphone:

Nous nous sommes donné un rendez-vous téléphonique. Bruno Rodriguez-Haney a une voix chaleureuse et un discours clair. J’ai vu son film, Ylan, et lu ses deux premiers romans, Les murs gris de Fontenay-aux-Roses ainsi qu’Ylan, j’avais donc  le sentiment de le connaître un peu, du moins à travers son travail. Il sait que cet interview a pour objet d’ajouter un article de plu sur la page que je lui consacre sur Myspace et sur d’autres sites mais, ce n’est donc pas un article pour la presse quotidienne ou pour un magazine people, néanmoins, il accepte très professionnellement de jouer le jeu.

Ma première question porte sur son absence des médias :

Bruno Rodriguez-Haney : Non, je ne me cache pas derrière mon travail mais je fonctionne peut-être autrement, je laisse venir les autres à moi, je ne cherche à m’imposer que sur Internet, pour le moment et on dirait que cela marche, la preuve, notre conversation.

L’œil du Web : Dans quelques semaines sortira votre troisième roman «  Le musée de verre », publié chez Edilivre-Aparis. De quoi s’agit-il cette fois ?

Bruno Rodriguez-Haney : En fait, il s’agit d’une métaphore sur la société d’aujourd’hui mais également sur le comportement des gens vis-à-vis des autres. J’ai voulu parler de plusieurs choses qui me tiennent à cœur et que j’abhorre particulièrement, comme le jugement, je veux dire les jugements de valeur que l’on porte parfois sur les autres.

L’œil du Web : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’histoire de ce roman ?

Bruno Rodriguez-Haney : J’ai un ami qui a failli se donner la mort à cause de ses collègues. On parle souvent de harcèlement moral de la part de ses supérieurs hiérarchiques mais on néglige de parler du harcèlement que font parfois subir certains collègues. Quoi qu’il en soit, mon histoire aborde également ce thème.

Alexandre est un quadra assez sympathique. Il travail dans un Musée d’art contemporain où il a quelques responsabilités. Dans sa vie, il est également le père d’un jeune homme qui ne lui adresse plus la parole. Indépendamment de cela, Alexandre à le don d’entendre les esprits, ce qui lui pose pas mal de soucis, mais son entourage ignore qu’il possède cette faculté. Un jour, Des puissances supérieures (que l’on peut appeler Dieu et le Diable) s’entendent pour mettre fin à toutes choses sur terre. Voyant qu’Alexandre est dans les petits papiers des esprits du bien, Satan exige que cet homme participe au jugement dernier. Dieu donne son accord pour que l’humanité soit jugée par ce quadra. Non seulement il confie à Alexandre cette lourde responsabilité, mais en plus, il ordonne que l’humanité soit jugée à travers quelques personnes de l’entourage d’Alex, ses collègues de travail, son fils, son ex femme.

Tous se retrouvent coincés en même temps dans un ascenseur panoramique, alors qu’à l’extérieur le temps s’est arrêté.

L’œil du Web : En voila une idée ! Donc le temps s’arrête si je comprends bien ?

Bruno Rodriguez-Haney : Oui, à l’extérieur de l’ascenseur, le temps s’est arrêté, les gens restent figés sur place en attendant que le jugement soit rendu. Par contre, à l’intérieur de l’ascenseur, les protagonistes peuvent voir le monde qui s’est arrêté de tourner. Les personnages vont êtres plongés dans leur passé, au moment précis où ils ont commis une erreur qui a généré une souffrance. C'est-à-dire que le jugement de l’humanité ne porte pas sur le meurtre de masse (les génocides) ou autres choses comme ça, non, les puissances supérieures exigent que l’homme soit jugé pour sa nature, prétextant qu’une petite ‘’méchanceté’’ peut entraîner de grandes souffrances. D’ailleurs, Alexandre est aidé dans sa tâche par un ange du bien mais également par l’esprit de son meilleur ami qui s’est donné la mort à cause de certaines personnes enfermées elles-aussi dans l’ascenseur. Il y a également un esprit du mal.

L’œil du Web : Le bien et le mal, en quelque sorte ? Cela ne me semble pas être une histoire très drôle ?

Bruno Rodriguez-Haney : Vous dites le bien et le mal, je pense plutôt à l’humanité. L’être humain est capable du pire comme du meilleur. Lorsqu’il se retrouve enfermé avec ces collègues de travail, son fils, son ex femme, Alexandre comprend qu’il a été adoubé, il est en quelque sorte le chevalier blanc de cette histoire. Il comprend que toutes ses petites erreurs n’étaient rien comparées aux méchancetés des autres. Il comprend que le fait d’interdire le bonheur à son « prochain » c’est déjà participer à la destruction de l’humanité. Je ne voulais pas me contenter de parler de la planète que l’homme détruit au fil des jours, il me semble que cela aurait été trop simple. Mais dès lors que l’homme prend soin de son prochain, il prend soin de ce qui peut lui permettre de vivre en toute quiétude, donc il prend soin de la terre et de tout ce qui l’entoure. Voilà le postula : Un petit mensonge peut conduire au pire. Une petite phrase judicieusement placée dans une conversation peut annihiler une autre personne. Une tromperie peut détruire. Un silence peu faire aussi mal qu’une parole.

L’œil du Web : Vous réglez des comptes avec votre entourage ?

Bruno Rodriguez-Haney : Non, je me contente de décrire certaines situations, ensuite, chacun se fera sa propre opinion. Ceux qui penseront se retrouver dans les lignes de mon livre, ceux-là on certainement quelque chose à se reprocher. Je ne les juge pas, puisqu’ils se jugent eux-mêmes. S’ils croient se reconnaître, c’est que peut-être qu’ils sont capables du pire vis-à-vis de leur entourage. Je me suis contenté de prendre un peu des qualités et un peu des défauts de l’homme pour construire mes personnages, pour leur donner une psychologie. En définitive, mes personnages sont comme ceux que l’on rencontre à son travail, dans le métro, dans la vie, en somme. Je suis en train de finaliser une bande dessinée très largement inspirée de ce roman.

L’œil du Web : Avez-vous d’autres projets, à part votre roman et votre bande dessinée.

Bruno Rodriguez-Haney : Oui, je pense commencer la réalisation d’un second long métrage dès que les beaux jours reviendront. Il s’agit d’un projet dont j’ai déjà largement parlé mais qui est très compliqué à monter du fait que j’ai également une vie professionnelle et que projet signifie également argent.

L’œil du Web : Votre livre devrait donc être disponible à la vente rapidement maintenant.

Bruno Rodriguez-Haney : Oui, d’ici quelques semaines, j’ai reçu la maquette afin d’y apporter les corrections, ce qui devrait se faire dans les deux semaines à venir, ensuite, ce livre sera disponible chez mon éditeur, puis, chez Amazon, alapage, enfin bref, sur le web principalement. Cependant, certaines librairies commandent mes ouvrages pour leurs clients, on peut donc s’en procurer un peu partout.

 

L’œil du Web.

Par ASSOCATHARSIS - Publié dans : Artistes - Communauté : Art et artistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus